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lundi, 28 septembre 2015

Douceur du palais

Première couche, un peu de sauce. A la viande ou aux légumes, toute l’onctuosité du plat se tient là, dans le fond du plat. C’est la base, ni plus ni moins ! C’est ce qui fera que le repas sera réussi ou non. Que les assiettes vides demanderont à être à nouveau pleines, ou non.

Bœuf ou aubergines, courgette ou saumon, il y en a pour tous les goûts. Après tout, les lasagnes sont comparables à la vie : les couches qui se superposent, les éléments pris séparément forment ce mélange pour créer la magie et le subtil grain de folie qui font que la vie est belle. Et bien plus encore, ces couches qui se répètent et se superposent, ces couches qui n’ont rien en commun, s’unissent à leur façon pour ravir nos sens. Les ravir, oui, car nos sens, elles nous les volent bel et bien, et elles les mettent à rude épreuve tant ils sont sollicités… L’odeur est enivrante, les textures fermes et fondantes, le goût explosif et chaleureux, une bouchée de cette fusion parfaite et vous voilà parti au fin fond de la Calabre italienne, retrouver les Mamma et leur mains pleines de farine, à pétrir la pâte encore et encore sur un rythme à faire pâlir les plus grands galériens de toute l’histoire de la galère. 

 

Avec un plat comme celui-là, on retrouve finalement la douceur d’une envie, celle de tout dévorer, cette inextricable sensation de désir, goûter le fruit d’une création complice, résultat d’un mélange de saveurs, une superposition d’éléments qui s’unissent pour créer une fusion, une connivence, une troisième note de musique, chantée à l’unisson par les gourmands qui en redemandent, encore et toujours…

 

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